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Piscines au meilleur prix
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La hausse des températures ces dernières semaines et la guerre au Moyen-Orient redonnent le sourire au pisciniste Desjoyaux (260 salariés; 98 M€ de CA). « La météo nous est favorable et le contexte géopolitique aussi paradoxalement. Après quatre années de guerre en Ukraine, les Européens se disent qu’ils vont devoir vivre avec. Et avec le conflit au Moyen-Orient, beaucoup vont délaisser les destinations exotiques cet été pour investir dans l’achat ou la rénovation de leur piscine», se réjouit Jean-Louis Desjoyaux.
Une aubaine pour l’ETI ligérienne (260 salariés) qui, après quatre années de chiffre d’affaires en repli (de 160,5 M€ en 2022 à 98 M€ en 2025), devrait enfin retrouver les chemins de la croissance. « On devrait faire 10% de croissance en volume en 2026, soit 1 000 piscines de plus que l’an passé et entre 5 et 6% de croissance en chiffre d’affaires», estime le PDG de l’entreprise.
Pour réduire son exposition aux aléas climatiques et géopolitiques, le pisciniste a néanmoins engagé il y a deux ans un plan d’investissement de 45 millions d’euros sur son site de 50000 m² à La Fouillouse. Après avoir investi 7 millions d’euros dans un nouvel entrepôt logistique, 3 millions d’euros dans l’achat de machines et moules à injection, ce ne sont pas moins de 12 millions d’euros qui ont été fléchés dans la création d’un centre de tri de déchets plastiques. Un investissement en fonction depuis un mois.
«Nous recevons des balles de déchets plastiques provenant de centres de tri de Saint-Étienne Métropole.
Nous les trions, broyons, déferrisons, séchons et nous en faisons des pellets de polypropylène et polyéthylène que nous extrudons pour les injecter ensuite dans les structures de nos piscines. Avant, on achetait notre matière première. Aujourd’hui, elle provient à 100% de notre site », se félicite Jean-Louis Desjoyaux.
En plus de baisser ses coûts de production de manière drastique (environ 30%), le pisciniste s’offre de nouveaux débouchés. «Nous utilisons le polypropylène pour nos besoins et nous revendons le polyéthylène en Haute-Loire à l’entreprise Sedem. D’autres entreprises sont intéressées», assure le fils du fondateur des piscines Desjoyaux.
Idem pour les liners. Depuis deux mois, Desjoyaux produit ses propres revêtements pour l’étanchéité de ses piscines. Un investissement de 11 millions d’euros qui permet, là aussi, à l’industriel ligérien de trouver de nouvelles sources de business. « On est en capacité de produire 6 millions de m’ de liners par an et nous en utilisons un peu moins d’un million. Les 5 millions restants vont être vendus pour de l’étanchéité de toiture.
L’industrialisation de notre métier nous permet de nous diversifier et d’être moins dépendants de la météo et du contexte géopolitique», résume le dirigeant. Et d’ajouter: « En internalisant la quasi-totalité de notre production, on va chercher de la valeur ajoutée et des marges supérieures ». C’est dans cette optique que l’entreprise familiale a décidé d’investir 12 millions d’euros supplémentaires dans la création d’une unité de production de ses propres moteurs qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année. «On va produire 20 000 moteurs par an pour nos filtrations. Des moteurs tri vitesses, inventés par nos soins, que l’on achetait avant en Allemagne et en France à Leroy Somer».
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Journaliste : Gilles Cayuela