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D’entreprise familiale à groupe international…

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Si l’entreprise a été créée en 1969, l’aventure Desjoyaux a véritablement commencé par la construction de la première piscine par Jean Desjoyaux à Cuzieu en 1966. En 60 ans, l’entreprise basée à La Fouillouse a su se développer pour devenir un groupe international. Desjoyaux continue d’investir pour se diversifier et fabriquer toutes ses piscines dans la Loire.
Illustration siege Desjoyaux

…les piscines Desjoyaux fêtent « 60 ans d’innovation »

« Mon bureau est fait de valeurs, de souvenirs et de Recherches et développement. » Entre photos et différents objets, Jean-Louis Desjoyaux résume soixante ans d’une aventure familiale qui a mené une entreprise de carrelage et maçonnerie à devenir un groupe à l’international.

Tout démarre en 1966 quand, dans sa maison secondaire de Cuzieu, Jean Desjoyaux, le père de Jean-Louis, décide de construire lui-même une piscine pour sa famille. « La piscine, ce n’est pas seulement du béton, des margelles et de l’eau, c’est aussi et surtout un bonheur contagieux », apprécie alors Jean Desjoyaux. Dès lors, il va se donner pour mission de démocratiser la piscine.

« On continue d’innover au quotidien »

Jean-Louis intègre l’entreprise le 3 mai 1971 à l’âge de 17 ans. Ensemble, ils cherchent et innovent : « On teste tout ! » En 1987, il prend officiellement les rênes de l’entreprise. Et là, tout s’accélère. En 1990, l’entreprise investit 50 millions de francs pour installer son siège à La Fouillouse : « On industrialise un peu plus le métier. »
L’année suivante intervient un nouveau virage avec l’introduction en Bourse : « Elle nous a beaucoup aidés à l’international en nous apportant un gage de sérieux. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. »

Le PDG de l’entreprise tient à s’appuyer sur son territoire et ses racines pour développer sa société, tout en cassant les codes : « Desjoyaux fête 60 ans d’innovation. On a toujours cherché, tenté et pris des risques. L’innovation a fait le succès de l’entreprise. »

Jean-Louis, âgé de 73 ans, ne s’en lasse pas : « On continue d’innover au quotidien. » Une recette qui fonctionne puisque le résultat est sans appel : « En 2008, nous devenons le leader mondial dans notre métier ». 500 concessions dans le monde dont 200 en France et 5 filiales pour environ 250 salariés en France et 5 000 personnes qui travaillent directement ou indirectement pour Desjoyaux à travers le monde. Les chiffres donnent le tournis.

« Dans notre métier, on peut produire dans la Loire pour pas plus cher qu’en Chine »

Depuis 1966, l’entreprise a su relever un autre pari : toutes les piscines Desjoyaux sont fabriquées dans la Loire.

« Sur notre site ligérien, nous avons 6 hectares d’ateliers qui nous permettent de faire 8 métiers différents, de manière 100 % intégrée », glisse Jean-Louis Desjoyaux. L’entreprise a encore investi 50 millions d’euros sur les deux dernières années pour développer le recyclage : « Nous allons trier 15 000 tonnes de déchets plastiques pour en tirer 5 000 tonnes de polypropylène pour notre production. En parallèle, nous obtenons également 5 000 à 6 000 tonnes de polyéthylène que nous pourrons revendre. »

L’entreprise a également investi 12 millions d’euros pour fabriquer en interne le liner, acheté jusqu’ici au Canada : « À partir de fin 2026, nous pourrons fabriquer 6 millions de mètres carrés à l’année. Nous avons besoin d’1 million de mètres carrés pour nos piscines. Nous pensons commercialiser les 5 millions de mètres carrés supplémentaires pour l’étanchéité de toiture. »

13 000 piscines vendues en 2021, 7 000 en 2026

Un autre investissement de 12 millions d’euros va concerner la fabrication du moteur pour la filtration : « Début 2027, nous pourrons fabriquer toute la piscine, en interne, à La Fouillouse. »

Jean-Louis Desjoyaux prouve qu’il est possible de fabriquer en France : « Dans notre métier, on peut produire dans la Loire pour pas plus cher qu’en Chine. » Cela est possible, avec « une fabrication entièrement automatisée ».

Une diversification qui permet à l’entreprise d’être moins impactée par la saisonnalité de son secteur et moins sujet au contexte géopolitique : « En 2021, l’année post-Covid, nous avons vendu 13 000 piscines. En 2026, nous en avons vendu 7 000, dont 60 % en France et 40 % à l’export. L’objectif est d’être sur un ratio de 50 % à l’export, dans les cinq ans. »

Jean-Louis Desjoyaux regarde encore droit devant tout en préparant l’avenir et la transmission à la nouvelle génération : « Mon fils Nicolas est directeur général et ma fille Fanny est directrice du marketing et de la communication. Nicolas est dans l’entreprise depuis 2004. On travaille ensemble au quotidien. Il pourra me succéder quand ce sera le moment. »

En passionné, Jean-Louis ne semble pas pressé : « Ce n’est pas pour tout de suite ! »

Article paru le 29/09/2026 dans LE PROGRES
Journaliste Clément Goutelle