Desjoyaux vient de publier son chiffre d’affaires consolidé pour son dernier exercice, à savoir 160,98 M€, équivalent à une progression de plus de 40 %. Et le nouvel exercice démarre sur les chapeaux de roues. Après une année 2019-2020 déjà très satisfaisante (+12 %), l’exercice comptable que vient de consolider le fabricant ligérien de  piscines est exceptionnel. Avec un chiffre d’affaires de 160,98 M€ (+40 % par rapport à l’année précédente) pour 13 121 bassins vendus (équivalents 8×4 mètres) et un résultat net de 25,5 M€ (+ 82.14 %), l’entreprise familiale bat tous les  son histoire.
Bien sûr, il y a eu l’effet Covid , Jean-Louis Desjoyaux en convient, avec des consommateurs qui ont reporté leur budget vacances sur l’aménagement de leur maison. Mais pas seulement. « La tendance est structurelle, nous la ressentons depuis 4/5 ans environ. Les propriétaires de maison considèrent désormais leur jardin comme une pièce supplémentaire. Ils investissent de plus en plus dans son aménagement », explique le dirigeant de l’entreprise.Cette excellente performance, Jean-Louis Desjoyaux assure la partager avec ses salariés. « Entre l’intéressement, la participation et divers outils, nous avons reversé 4 millions d’euros aux collaborateurs, soit l’équivalent, en moyenne, de 12 mois de salaire». Les actionnaires de l’entreprise cotée en Bourse ont également été bien servis avec un dividende doublé par rapport à l’année précédente

Bonnes performances à l’international

Autre indicateur de réussite : le chiffre d’affaires enregistré à l’international. Celui-ci s’affiche à 42 % cette année. « Nous arrivons progressivement à notre objectif de 50/50. Lorsque nous l’atteindrons, je pense que nous serons à l’abri des soubresauts conjoncturels ». L’entreprise s’appuie sur ses filiales (Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Brésil et États-Unis) ainsi que sur un réseau de distributeurs présents dans 80 pays. L’accélération est particulièrement notable en Allemagne. À tel point que  Desjoyaux ne manque pas de s’y afficher comme le numéro 1. Une situation jugée rassurante par Jean-Louis  Desjoyaux qui annonce avoir engagé le processus de transmission à ses enfants, Nicolas et Fanny, déjà très présents dans l’entreprise. Nicolas, nommé directeur général délégué, sera appelé à prendre les rênes de l’entreprise « le moment venu ».
En attendant, le nouvel exercice comptable devrait lui aussi être très bon puisque les premiers mois enregistrent une hausse de 15 % par rapport à la même période, déjà excellente donc, de l’année dernière. « Nous estimons à +10 % par an, notre croissance annuelle des cinq prochaines années », sourit Nicolas Desjoyaux.

Un investissement de 25 millions d’euros

Pour augmenter ses capacités de production et être apte à répondre à la demande,  Desjoyaux investit 25 millions d’euros sur les trois prochaines années à la Fouillouse. L’entreprise pourra alors produire au moins 20 000 bassins par an. 10 millions d’euros seront consacrés à la construction de 10 000 m² de bâtiments supplémentaires et 15 millions à l’outil industriel (presses, moules etc.). Cette montée en puissance s’accompagnera du recrutement de 10 à 40 nouveaux collaborateurs. Ils viendront s’ajouter aux 300 salariés de l’entreprise

Une troisième session de formation au sein de l’école interne

Desjoyaux lancera début février la troisième session de son école interne de formation destinée à former des maçons qui rejoindront son réseau de concessionnaires. Objectif : trois sessions par an d’une quinzaine de personnes chacune. Une démarche similaire est en cours pour les profils de techniciens de piscine. La démarche doit permettre à l’entreprise de pallier la pénurie de profils sur ces emplois.
Plus 400 euros C’est l’augmentation moyenne du prix de vente au concessionnaire de chaque bassin que  Desjoyaux a dû appliquer en raison des hausses très importantes des prix des matières premières que l’entreprise a subi. En revanche, assure Jean-Louis  Desjoyaux, aucune pénurie ou rupture n’a été déplorée. « Nos stocks sont bien garnis ».

Article paru sur  LeProgres.fr
Par Stéphanie GALLO TRIOULEYRE