Rechercher sur le site
qsdqsdqsdqsdqsdqsdqs

Suivez toute l'actualité Desjoyaux

Mardi, 6 Mars, 2018

 

A 64 ans, le fils du fondateur Jean Desjoyaux est à  la tête d'une affaire rentable et en pleine croissance, qui affiche de nouvelles ambitions à l'export. Optimiste, Jean-Louis Desjoyaux estime que ses enfants et neveux «ont une bombe atomique dans les mains».

 

C'est un concentré d'énergie, s'adonnant chaque semaine à ses parties de football, une véritable passion. À 64 ans, Jean-Louis Desjoyaux, monté à Paris mercredi de son berceau de Cuzieu (Saint-Étienne) avec son livre anniversaire, pour célébrer les 50 ans des piscines Desjoyaux,  était rayonnant, entouré de ses enfants et collaborateurs Nicolas et Fanny. L'entreprise familiale, cotée en Bourse, qui affiche une belle santé, poursuit sans vagues sa conquête du monde et se prépare même à «une grosse accélération» avec l'ouverture d'une vingtaine de franchises en France, mais aussi en Turquie, Hongrie, Israël...


Rêve américain et... chinois
Le groupe de 89 millions de chiffre d'affaires, peu endetté, contrôlé à 75 % par la famille et dont Lazard notamment est actionnaire, avance aussi ses pions en Chine, que l'héritier de 37 ans pilote directement comme directeur commercial Groupe. Au frère du PDG et à ses deux fils basés en Thaïlande de convertir le reste de l'Asie aux piscines Desjoyaux..

 

L'autre grand challenge pour Jean-Louis  Desjoyaux, dont le célèbre navigateur de même nom est un cousin éloigné, est de réussir sa traversée de l'Atlantique à travers sa jeune filiale. Le rêve américain toujours... «La piscine, c'est le seul truc qu'ils n'ont pas en franchise», jubile l'authentique chef d'entreprise, «terrien dans l'âme», qui quitta jeune l'école pour rejoindre son carreleur de père, Jean Desjoyaux. C'est ce dernier, bâtisseur et visionnaire, qui avec son fils lança à la fin des années 1960 la grande aventure. «Comment aurais-je pu imaginer que son entreprise, cotée en Bourse, deviendrait un jour n° 1 mondial des piscines enterrées avec plus de 200 000 réalisations ? », admire l'héritier.

 

Le patriarche de 85 ans, décédé en 2015 et qui venait chaque jour à l'usine, ne cachait pas sa fierté. Fier aussi de voir la saga familiale perpétuée grâce à ses descendants. Alors que sa sœur Fanny, 31 ans, est directrice marketing et communication de Desjoyaux, Nicolas, diplômé d'école de commerce, semble à 37 ans le mieux placé pour prendre à terme les manettes. «Transmettre, c'est fabuleux. Ils ont une bombe atomique dans les mains...», lance Jean-Louis  Desjoyaux.
Misant sur l'export, des  piscines plus petites et «intelligentes», une usine ultramoderne à forte capacité et une R&D de pointe, son objectif est, d'ici à quatre ans, d'ajouter 100 points de vente aux 350 existants et de réaliser la moitié des ventes à l'export, contre 35 % actuellement

 

Article paru dans Le figaro – Carole Bellemare